Echecs en délivrance et prières non exaucées

Est-elle une envoyée, une prophétesse, ou simple pasteur ? Marie Louise NANGOA vient de commettre un opuscule livresque intitulé, « Echecs en délivrance et prières non exaucées. Une question de droit plus qu’une affaire de puissance »

Dans son livre, Marie Louise Nangoa aborde plusieurs thématiques relatives à la foi, à la puissance, le droit et la transcendance de Dieu à travers son fils Jésus-Christ. Quiconque croit en lui aura le salut. C’est l’essentiel du message qu’elle a voulu délivrer le 3 juin dernier à Douala Bercy, la veille de la pentecôte, devant un public pluriculturel. « Echecs en délivrance et prières non exaucées. Une question de droit plus qu’une affaire de puissance », dans sa première partie, elle relate les faits vécus par l’auteur et l’ayant amené à se poser la question de savoir si Dieu n’est plus le puissant. Tout part d’un événement survenu il y a trente ans et au cours duquel un prêtre exorciste venu exercer son ministre de délivrance dans un village s’était écroulé sous l’effet d’un mauvais sort lancé par un sorcier reconnu, au vu et au su de tout le monde. Dix ans après s’être posé régulièrement la même question, la réponse qu’elle reçoit de Dieu l’amène à naître de nouveau. Autrement dit Marie Louise Nangoa est partie d’un fait vécu et interprété, mystérieux. Elle s’est faite baptisée, avant de suivre Jésus-Christ comme son nouveau maître. En posant la question autrement, on peut se demander ou s’interroger sur la foi du prêtre et celle du sorcier. En qui ces deux entités croient-elles au point de réduire et séduire le jeune esprit de Marie Louise Nangoa ? Là demeure tout le mystère insaisissable qui a dû échapper à notre auteur subjugué par un état d’esprit individuel. C’est dire que ni le facteur temps, ni sa dévotion à suivre le chemin de Dieu avant ou après sa reconversion n’ont contribué à renforcer sa foi. La foi est d’abord individuelle, et fortement liée au destin, car on ne choisit pas de naître chrétien, bouddhiste ou shintoïste. En admettant que Marie Louise Nangoa s’inscrive dans la logique de paître le troupeau de Dieu, elle voudrait que tout le monde croie en Dieu, comme l’illustre cet extrait.

Sa conversion

La question n’est pas de savoir si Dieu est puissant, omniscient, omnipotent, science et métaphysique, maître de la lumière et de l’obscurité. Tout ce qu’il a fait est bon. Nous ses créatures devront le connaitre et reconnaitre comme être supérieur au-dessus de tout, de la vie et de la mort. Notre croyance doit être absolument dogmatique à son sujet. L’auteur Marie Louise Nangoa l’aura donc compris à travers son affirmation «Apres sa conversion, elle remarque que beaucoup de promesses de Dieu envers ses enfants ne s’accomplissent pas et recommence à questionner Dieu inlassablement à ce sujet. C’est alors qu’elle est élevée subitement pasteur dans le ministère qu’elle fréquentait. Ne se sentant ni préparée, ni qualifiée, cet appel au service la contrarie plutôt. Quelques semaines plus tard, alors que dans un souci d’honnêteté et de respect envers les choses sacrées, elle avait décidé de rencontrer la plus haute autorité de l’église afin de décliner cet appel, le Seigneur lui a parlé clairement, disant que c’est lui-même qui l’appelait pour lui donner l’autorité sur les démons. Après plusieurs insistances de la part du Seigneur, elle s’est résolue à lui obéir et se mit à exercer dans la délivrance. Grande fut sa surprise de réaliser que les résultats étaient positifs. C’est alors qu’en guise de réponses à toutes les autres questions qu’elle s’ était longtemps posées, le Seigneur lui a révélé que la principale cause d’échecs en délivrance réside dans le fait que l’église se focalise sur la puissance et laisse de côté le droit, argue l’auteur. A la vérité les pensées des hommes différent de la pensée divine, tout comme le temporel n’est pas spirituel. Il est donc difficile d’admettre aisément que « la principale cause d’échecs en délivrance réside dans le fait que l’église se focalise sur la puissance et laisse de côté le droit » Tout se déroule au niveau de la proximité relative entre l’homme et l’absolu (Dieu). D’aucuns parleraient de l’onction reçu par l’être absolu. Point besoin de dire que Marie Louise Nangoa parle avec passion de Dieu qu’elle ne connait que de nom et non dans son essence. Passons! La deuxième partie du livre revient sur l’influence de l’invisible ou monde spirituel dans la vie de tout homme. L’auteur y relève les similitudes existant entre le droit et les rapports régissant l’invisible et les hommes. Elle y définit les différentes actions de ce monde spirituel que sont les malédictions, les enchantements ainsi que les conséquences telles que les oppressions, la captivité. En s’appuyant aux textes bibliques, on peut dire que Marie Louise Nangoa est une appelée puisqu’elle fait au droit procédural, à la puissance de Dieu dans son ministère de délivrance a-t-on appris au cours de la conférence de dédicace du 3 juin à Douala Bercy. Enfin, l’ouvrage de Marie Louise Nangoa, est un beau récital d’écrits basés sur des expérience individuelles et personnelles, certainement loin d’être un livre spirituel qui fait allégeance au Dieu vivant, au Dieu de toutes les religions et toutes les civilisations.

Gilbert Manga